Éros

Le motif de l’Éros : Très présent, sous diverses formes dans l’opéra. Il symbolise la liaison entre Marie et le Tambour-Major et intervient dans de nombreux contextes, lorsque cette liaison est suggérée ou même simplement sous-entendue. Sa spécificité est de ne pas être constitué par une courbe mélodique particulière mais uniquement par une articulation. Sa structure première consiste en une liaison de notes par groupe de deux, provoquant un sentiment de balancement. Le voici sous une de ses très nombreuses formes :

On le trouve d’abord à la au cours de la Martche militaire lorsque Marie regarde les soldats (et surtout le tambour-Major) défiler sous sa fenêtre. Il est esquissé peu à peu par les cors et les bassons :

Mais il sera pleinement utilisé au cours de l’Andante affettuoso qui précède la dernière scène du premier acte :

Au cours de cette scène, lorsqu’il décrira l’assaut du Tambour-Major sur Marie, il sera joué d’abord par les trombones puis parodié sous une forme vulgaire et bestiale par tous les instruments graves de l’orchestre. On reconnait les répétitions des notes, deux à deux, mais son caractère est tout autre :

On le retrouvera également lors de la troisième scène du second acte, lorsque Marie feindra de nier les accusations de Wozzeck à son égard :

Il sera entendu une dernière fois dans l’interlude précédant la dernière scène, au cours de duquel il retrouve la forme qu’il avait dans l’Andante affettuoso précédemment cité :

© With kind permission by UNIVERSAL EDITION A.G., Wien

2 Responses to “Éros”

  1. Philippe Manoury» Blog Archive » I.4. Chez le Docteur (2) : Passacaille Says:

    […] au premier cor : ici, grace à sa liaison de deux en deux, nous reconnaissons très nettement le motif de l’Éros  tel que nous l’avons entendu pendant la Marche militaire (mesures 328 et suivantes) […]

  2. Philippe Manoury» Blog Archive » Wozzeck Says:

    […]                 Éros […]

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